Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale auditionne la société civile au sujet de l’application de la convention en Grèce

Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale auditionne la société civile au sujet de l’application de la convention en Grèce

3 août 2016

Greek Helsinki Monitor (GHM) a fait observer que très peu de condamnations irrévocables avaient finalement été prononcées en vertu de la Loi 927/1979 sur les crimes racistes. Une amnistie générale a même été décrétée qui a bénéficié à des justiciables en instance de jugement. L’ONG a estimé que cela équivalait à une «décriminalisation des discours de haine» qui étaient susceptibles d’être poursuivis en vertu de l’article 2 de la loi susmentionnée. L’ONG a par ailleurs rappelé qu’en 2013, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe avait exhorté la Grèce à mettre un terme à la pratique du profilage ethnique de la part de la police à l’encontre de la population rom. L’ONG a enfin évoqué la campagne menée par de nombreuses ONG en faveur de l’abrogation de la loi sur le blasphème.

Minority Rights Group a déclaré que la question des minorités était taboue en Grèce, la présence de communautés macédonienne ou turque y étant niée. L’ONG a mentionné l’existence d’une minorité turque à Rhodes et à Kos, estimée à environ cinq mille personnes. En outre, les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme relatives aux minorités et à la communauté rom ne sont pas appliquées, a poursuivi l’ONG. Par ailleurs, a-t-elle ajouté, le Rapporteur spécial de l’ONU sur les forces contemporaines de racisme a souligné l’an dernier que les Roms de Grèce, qui, dans leur grande majorité, sont citoyens grecs, continuaient de faire face à la discrimination et demeuraient vulnérables sur les plans économique et social (…)

En réponse à ses interrogations des experts, une ONG a souligné que tous les commissariats de police n’étaient pas informés de l’existence d’unités spécialisées de la police contre le racisme. Par ailleurs, a poursuivi l’ONG, il n’y a pas consensus au sein des minorités quant à l’enseignement des langues vernaculaires, un certain nombre de communautés préférant opter pour le grec. S’il existe en Grèce de nombreuses ONG roms qui représentent les plus de 100 000 Roms considérés comme intégrés dans ce pays, il y a environ le même nombre de Roms non intégrés et non représentés qui vivent dans des camps insalubres dans ce pays. Ceux-ci souhaitent s’intégrer: ils sont capables de le faire et l’ont prouvé, a insisté l’ONG. Toutes les langues minoritaires devraient être enseignées ; or aucune ne l’est, pas même la langue rom, a en outre déploré un intervenant. (…)

L’abrogation de la loi sur le discours de haine s’est faite au nom de la liberté d’expression, a expliqué une ONG.

Et il y a plus, dit par d’ autres ONG…

 

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s